A l’instar des impressionnistes qui peignaient d’après nature, l’artiste peint sur le bord de l’autoroute. Symboles d’un paysage contemporain, d’une culture, d’une époque, les autoroutes s’apparentent dans le langage visuel de l’artiste à des parcs d’attraction où l’on doit payer l’entrée pour profiter d’un spectacle visible que de l’intérieur. Les toiles peuvent ainsi rester inachevées, une interpellation par les employés de Vinci pouvant écourter le temps mis à disposition pour peindre. Toute retouche en atelier étant proscrite, une toile trouve sa finalité, non pas grâce au bon vouloir de l’artiste, mais à cause de circonstances extérieures qui confèrent d’autant plus de puissance à ces œuvres. 

Like the impressionists who painted in nature, the artist paints on the edge of the motorway. Symbols of the contemporary landscape, of a culture, of an era, motorways are translated in the artist’s visual language as amusement parks where one has to pay an entrance fee to make the most of a show visible only from the inside. The canvases can remain unfinished, as being caught by Vinci employees can shorten the time laid out for the painting. The canvas cannot be altered once back in the studio and therefore finds its finality, not with the artist’s goodwill, but determined by exterior circumstances that give even more potency to the artworks.